En 1981, l'album est accepté par Philips moyennant quelques aménagements.
Passant à la fois sur les radios publiques et périphériques,
mais aussi les nouvelles radios libres, J'étais venue pour dire
bonjour est plébiscitée par le public. Et même
par les professionnels : Serge Lama lui rend hommage en direct à
la télévision en proclamant qu'il s'agit là "d'une
nouvelle façon de chanter". Il faut dire que ces chansons offrent
une atmosphère absolument unique, largement grâce aux arrangements
de Thierry Durbet, qui constitue le troisième sommet du triangle
avec Amélie Morin et Jean-Yves Luley.
En octobre 1981, France Culture lui consace une émission des
Nuits magnétiques, intitulée Amélie Morin
– Amélie des brumes, Ophélie martienne.
Un deuxième titre, Rien ne va plus, est extrait de l'album
et prolonge son succès à la radio.
En 1982, elle remporte le Diamant de la chanson française pour
ce premier album.
Jean-Yves Luley en profite pour enregistrer un nouvel album, sur lequel
on peut découvrir la chanson Elle
méditait, il picolait
, en duo avec Amélie.
Le deuxième album d'Amélie sort en 1982 sous le titre
Drôle de dream. On y trouve notamment un titre repris d'un des albums précédents
de Jean-Yves Luley : L'eau des fleurs. Cette fois c'est Jacques
Lanzmann qui tient à en lire deux vers à la télevision
: Comme ces gens qui pleurent discrètement En changeant l'eau des fleurs dans les vases.
Avec une vingtaine de chansons à son répertoire, Amélie
peut faire de la scène : au Printemps de Bourges et à Paris,
au Forum des Halles. >>