Les Calamités
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JE SUIS UNE CALAMITÉ
1983 - Produit par Robin Wills et Nigel Baker - Durée : 2'14"
Discographie : Snapshot(s) - C'est complet

Je suis une calamité est le premier titre que le groupe aura l'occasion d'enregistrer, pour la compilation Snapshot(s) sortie en 1983 sur le label bordelais Snapshot. Sur ce disque, Odile, Isabelle et Caroline sont accompagnées à la batterie par Fred B., le batteur des Snipers.
On y trouve en germe plusieurs des thèmes favoris des Calamités : de la révolte adolescente (que l'on imagine dans une petite ville de province plutôt qu'en banlieue parisienne) à l'affirmation de la femme dans le couple (qui mijote de petits plats mais n'hésite pas à les assaisonner de coups de poing).
Carte de visite du groupe à ses débuts en Bourgogne, ce morceau a suscité la riposte de l'autre groupe de filles de Dijon, les Sucettes, qui proclamaient dans le refrain de Je sais aimer, leur unique titre gravé sur disque : "Je ne suis pas une calamité" !
Aujourd'hui entrée dans le patrimoine rock-pop-punk universel, cette chanson fait l'objet d'une reprise par Curlee Wurlee sur leur album She's A Pest.


Je suis une calamité

Paroles et musique : Caroline Augier, Isabelle Petit, Odile Repolt

Les mauvais garçons et les princes de la rue
Quand ils me croisent en ville me saluent
Les commerçants ferment boutique
Et les touristes sont pris de panique
Est-ce le son de mes boots sur le pavé
Ou ma façon de me déhancher
Même les mères de famille
Rappellent leurs gosses et leurs maris

Car
Je suis une calamité
Un bâton de dynamite allumé
Amis un peu de délicatesse
Ou alors en quatrième vitesse
Vous n'aurez plus comme seul devoir
Que d'égoutter comme une passoire

Pas de discours pour les mauvaises affaires
Je préfère régler mes comptes au bras-de-fer
Si ça ne suffit pour calmer les ennuis
Je suis prête à dégainer ma quincaillerie

Car
Je suis une calamité
Un bâton de dynamite allumé
Amis un peu de délicatesse
Ou alors en quatrième vitesse
Vous n'aurez plus comme seul devoir
Que d'égoutter comme une passoire

Mon petit ami a parfois des cocards
Quand il ne rentre pas à l'heure le soir
Ou qu'il refuse d'avaler
Les petits plats que j'ai mijotés

Mais ne vous frottez pas trop à lui
Car je suis aussi sentimentale
C'est mon défaut il est fatal
Pour vous comme pour lui

Je suis une calamité
Rien ne pourra me corriger
Laissez vos éducateurs
Se noyer dans leur malheur
Il leur faudra l'absolution
Pour me donner leur première et dernière leçon

© 1983


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